Mariages en garde à vue

“Viol conjugal”: pas ce soir chéri, j’ai procès

18 juin 2011
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Il est des couples qui ne fonctionnent pas, ou plus. Et dans lesquels l’amour, si tant est qu’il n’ait jamais existé, n’est plus là pour enflammer les ébats.

Mais pire encore, il est de ces couples de mots qui, malgré tout le soin porté à leur appareillage, s’obstinent à renifler l’oxymore à plein nez. Genre, un “silence assourdissant”, une “croissance durable”, une “guerre propre”, une “glace brûlante”, de “l’eau sèche”… Attendez j’ai mieux, bien mieux : le “viol conjugal”. Je parierais qu’il était ex aequo avec le duo “adultère intra-marital”, et préféré à celui peut-être trop pompeux de “fornication matrimoniale”.

Cette perle de stylistique n’est cependant pas à mettre à mon crédit, mais bien à certaines associations pour qui la liquidation du couple traditionnel fait figure de fond de commerce. Sans craindre l’absurde et l’exagération. Et du “Collectif féministe contre le viol” de se fendre d’une campagne de sensibilisation au “viol conjugal”, par le biais d’un clip n’ayant rien à envier aux grandes heures du doublage des films de Stallone.


 

Dissipons au préalable tout malentendu : l’auteur de ces lignes n’a aucune sympathie envers l’attitude d’un mari obtenant de sa femme un acte sexuel sous la contrainte. Il n’en reste que, les époux étant liés par un contrat de mariage dont l’objet principal (et l’attente réciproque qui en découle) est bien le coït légitime, il ne s’agit donc ni plus ni moins ici que de violence conjugale. Procédé inacceptable certes, mais que l’on ne peut combattre qu’en le nommant par ce qu’il est. Parler a contrario de « viol » dans une telle situation revient à en banaliser dangeureusement le terme. Les implications psychologiques sont en effet autrement plus dramatiques lorsque par exemple une femme se fait profaner par un inconnu dans un parking –un cas de figure qui est tout de même bien différent [1].

Mais le délire est porté à son paroxysme quand il s’agit non plus seulement d’assimiler ces deux situations, mais bien de préférer le second cas de figure au premier, comme en témoigne l’objectif affiché de la campagne :

« Rappeler à tous qu’un rapport sans consentement est un viol et cela d’autant plus au sein du couple puisque c’est une circonstance aggravante lorsqu’il s’agit d’un conjoint » (source)

Après nous avoir fais l’éloge de la femme “libérée” sponsorisée par Durex et friande de rapports extra-conjugaux –garants de sa “liberté”, en gros voilà qu’en matière de relation sexuelle “non-consentie”, mieux vaut que celle-ci soit le fait d’un sombre inconnu que de la personne à qui l’on s’est promis fidélité, amour et dévotion…

Je ne ferai l’amour qu’en présence de mon avocat !

Faut-il s’étonner d’une telle hystérie sémantique de la part de mouvements groupusculaires ayant en horreur l’institution du mariage ? Car c’est bien celle-ci qui est visée, et non pas les maris peu scrupuleux qui servent ici de commode alibi. Désormais, il faudra qu’une femme se méfie de son homme, que le mariage ne soit plus ce cadre dans lequel la volupté des plaisirs peut s’affirmer, dans lequel encore les époux sont unis l’un envers l’autre par des droits, mais aussi des devoirs. L’objectif de ces “féministes” là est en somme de vider l’union monogame de sa substance pour la réduire à l’état d’agrégat de deux solitudes cloisonnées.

 


[1] Implications psycho-somatiques désastreuses pour la victime directe (la femme violée) ainsi que le cas échéant du mari ou du partenaire « cocufié » de force, cette victime collatérale du viol trop souvent oubliée.

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15 réponses à “Viol conjugal”: pas ce soir chéri, j’ai procès

  1. Claire le 2 novembre 2012 à 14 h 22 min

    Il faut effectivement désormais beaucoup de finesse d’esprit et de recul pour ne pas tomber dans ces amalgames qui voudraient que le phénomène abject du viol soit la même chose que des problèmes de couple voire des violences conjugales.

    Bravo à l’auteur qui montre si bien les dérives contre la beauté de l’amour et du mariage que font courir ceux qui veulent instiller la méfiance dans les couples.

    Claire P.

    • Benjamin
      Benjamin le 11 décembre 2012 à 1 h 22 min

      Merci!

  2. Zen75020 le 22 juin 2011 à 21 h 16 min

    Un article de bon sens, face à un déferlement vertigineux de “pensée unique”, néantisation de la pensée … Vous verrez, l’industrie du sex-toy finira par remercier un certain féminisme. Les professionnelles du sexe aussi, peut-être…

    • Benjamin
      Benjamin W. le 22 juin 2011 à 23 h 30 min

      Merci.

      L’industrie du sex-toy, des clubs échangistes, de la femme-objet (avec la notion de propriété privée en moins), du j’essaye-tout-donc-je-suis n’a déjà plus à remercier cet avatar éthéré du féminisme libertaire et con-sot-mateur qui cherche à liquider ce qui peut rester de douceur et de tendresse parmi la “gent féminine”.

      Il n’y en a plus besoin puisqu’il tend à s’agir tout simplement de la même chose. Un simple coup d’oeil posé sur une couverture de magazine “féminin” -je vous propose sur ce site un court billet sur la couverture de Marie-Claire du mois de juin 2011- peut se révéler fort instructif.

      Plus à l’intérieur de ces catalogues à publicités lubriques vous constaterez à quel point le mot sexe apparaît constamment, très souvent dans des contextes invitant à un détachement sentimental vis à vis des hommes. Pour ne pas évoquer les images de femmes aux regards et attitudes tout sauf doux et généreux, mais arrogantes et conquérantes.

  3. la sorcière le 19 juin 2011 à 17 h 28 min

    La notion de viol conjugal n’a pas été inventée par ce groupe féministe, mais est dans le code de la loi française depuis le début des années 90.

    Cette campagne choque tous ceux qui ne connaissent pas la réalité du viol conjugal et craignent de se voir accuser de viol pour avoir été trop pressant. Mais on parle bien de rapport non consenti. Mais comme le viol conjugal, le vrai, l’abjecte, continue d’être un problème contre lequel bon nombre de femme ne se dressent pas, je salue cette campagne. Il y a des femmes qui entendront les propos de son mari dans le monologue de cette publicité, et qui retiendront un numéro qui pourrait les aider.

    Que les hommes se rassurent : pour faire plonger un mari il faut des preuves sérieuses, comme celles évoquées par la “féministe hystérique” qui décrit les conséquences physiques d’un viol. Pas une simple vengeance lors d’un divorce mal digéré. J’ai connu un cas où une femme avait été forcée par son époux à avoir des rapports avec le chien de la famille. Cela n’a même pas été évoqué devant la justice : l’avocat de la femme lui a expliqué, que malheureusement pour elle, rien ne permettra de prouver quoi que ce soit, et que tout ce qu’elle gagnerait, c’est un procès pour diffamation qui donnerait raison à son mari. Voyez, pas de quoi avoir peur.

    Le mal être des hommes face à un discours féministe culpabilisant et agressif est pourtant un véritable problème pour la progression de l’égalité des sexes. Les hommes aussi souffrent et la protection des femmes ne doit pas devenir la servitude des hommes.

    • Benjamin
      Benjamin W. le 19 juin 2011 à 18 h 07 min

      Chère « Sorcière »,

      Effectivement, c’est bien cette loi entrée en vigueur en 1992 (si je ne m’abuse) qui pénalise le « viol » à l’intérieur du couple. Comme nombre de lois problématiques, celle-ci intervient à l’issue d’une bataille idéologique et de pressions diverses de la part d’associations ou de personnalités, qui d’ailleurs peuvent agir en toute bonne foi et en pensant bien faire.

      Le cas que vous citez, qui devrait d’ailleurs également alerter la SPA, d’une femme « forcée par son époux à avoir des rapports avec le chien de la famille » (ma pudeur m’empêche de vous interroger sur les détails de l’acte, bien que les modalités d’exécution de l’acte en lui-même me restent bien mystérieuses et énigmatiques) est une violence scandaleuse et inacceptable.

      Le risque est cependant, et vous l’avez bien dis, dans la généralisation de discours dont la résultante sera de braquer un peu plus les femmes contre les hommes. Je ne suis pas un expert en jurisprudence, mais je pense que le recours systématique à des vocables graves tels que celui du viol, pour décrire des violences au sein du couple, recèle d’effets pervers qui n’auront pas fini d’empoisonner les rapports hommes-femmes déjà si tristement compliqués.

      Et dans cette surenchère, c’est nous tous qui seront finalement enfermés dans nos solitudes et nos peurs d’allez vers l’autre.

      En terme de mœurs et de vie de couple, nous nous enfonçons dans des apories absurdes et de plus en plus intenables, comme je le dénonce sur ce site. Entre une permissivité et une invite sexuelle permanente, une sexualisation accrue et excessive des femmes dans l’espace public, un discours licencieux porté au pinacle, et à côté de tout ça une répression de plus en plus vétilleuse.

      Le cadre du mariage reste peut-être le seul à être en mesure de canaliser nos pulsions hormonales (hommes et femmes) -aux flots impétueux potentiellement dévastateurs-, en liens d’amours et de fusion charnelle et spirituelle entre époux, entre deux êtres décidés à ne faire plus qu’un.

      Il va sans dire qu’une telle campagne, même si elle mettra peut-être un peu de baume au cœur de certaines femmes qui de toute façon auraient déjà dues être protégées contre les violences conjugales (j’insiste bien là-dessus : la jurisprudence contre la violence conjugale doit remplir suffisamment son rôle !), auront des effets secondaires bien plus délétères que les avantages recherchés. C’est bien là tout le problème, pour ne pas parler de l’agenda hétérophobe et « gamophobe » de certains courants idéologiques entretenant la fiction d’êtres humains dénués d’attributs sexués –pour le malheur de tous.

      Vous l’avez justement remarqué et je vous en remercie : c’est bien ce genre d’attitudes agressives et culpabilisantes qui sont de nature non seulement à obérer la progression d’une certaine égalité des sexes (encore faut-il bien s’entendre sur le sens à donner à ce projet), mais bien plus à braquer hommes et femmes sommés de s’arc-bouter dans des réflexes de défense, engendrant une vision conflictuelle (et forcément anti-égalitaire) des rapports hommes-femmes.

  4. deb mat le 19 juin 2011 à 14 h 45 min

    Vous êtes de grands malades. Vous ne devez pas faire souvent de tour aux urgences ou dans les centres de plannings familiaux. Oui il y a des maris, conjoints, petits copains qui violent, qui bâillonnent, qui forniquent et b.isent leur “amour” sans prendre garde à leurs cris, gémissements ou larmes. Peu importe si ça saigne, se déchire ou suppure. Madame doit toujours avoir les cuisses ouvertes et ira se soigner silencieusement aux urgences ou dans sa propre salle de bains. Oui ce sont des circonstances aggravantes car les membres du couple se doivent respect, fidélité et assistance mutuelle. le pacte est brisé. Et ces femmes sont soit en fragilité psychologique, soit carrément sous le coup de menaces physiques sur elles-mêmes ou les enfants. Vous ne POUVEZ PAS passer sous silence ces situations qui existent tous les jours. Le viol conjugal n’est pas un fantasme, c’est un crime bien réel. je ne l’ai pas inventé mais ai recueilli des témoignages auprès d’amies qui ont mis des ANNEES à subir ça avant d’oser quitter leur conjoint violent et humiliant. Croyez vous qu’une bénédiction nuptiale suffise à permettre aux gens d’avoir une sexualité harmonieuse ou chacun est satisfait. Quelle naïveté !!! Et quand l’un a la force, et aucun scrupule, qui l’arrêtera ?

    • Benjamin
      Benjamin W. le 19 juin 2011 à 16 h 50 min

      Chère “Deb Mat”,

      Merci pour votre commentaire. Je pense que vous n’avez pas saisi les nuances de mon propos. En même temps je m’attendais à lire assez rapidement ce genre de cris d’orfraie.

      Si vous m’aviez relu avec d’avantage d’attention, vous auriez compris que je ne conteste aucunement l’existence de violences de la part de maris peu scrupuleux envers leurs femmes. Et -soyons d’accord, je les trouve aussi abjectes que vous.

      Mais ce que je dénonce, c’est l’érection voulue d’un mur invisible entre l’homme et la femme au sein du couple marié. Sachant que les deux contractants s’engagent devant la loi, devant tous, et devant eux-mêmes à se rendre l’un à l’autre exclusif et légitimement accessible sexuellement l’un à l’autre –je ne parle pas ici de petits copains et d’autres relations libres donc, puisqu’ici il y a juridiquement un contrat bien établi entre les époux-, il est préférable de parler de violence conjugale plutôt que de « viol conjugal ». Une telle expression tend en effet d’une part à criminaliser le désir pourtant souhaitable de la part du mari envers sa femme.

      Dans le même ordre d’idée, un homme caressant les fesses de sa femme pourrait se voir immédiatement attaqué pour attouchements sexuels (s’il omet par mégarde de demander la permission à “sa” femme avant –vive l’ambiance spontanée et la sérénité dans le couple) et de harcèlement sexuel si le pauvre mari décidait de faire un compliment grivois à sa dulcinée. Puisqu’en effet, selon votre vision des choses, la relation entre un homme et une femme mariés valent n’importe quelle relation entre n’importe quel homme et n’importe quelle femme ne se connaissant pas.

      Vous comprenez bien quelle serait la réalité de la vie de couple dans une telle situation où chaque fait et geste de l’homme –puisque c’est bien ce dernier qui est visé- pourrait se retourner contre lui. Voilà le monde merveilleux sans engagement ni responsabilisation dans le couple, sans amour paisible, promis par une engeance d’extrémistes en croisade contre l’institution du mariage.

      Les femmes sont déjà suffisamment apeurées par l’autre sexe et montées contre les hommes, qu’il faudrait en plus que qu’une appréhension et une inimitié judiciaire taraudent les époux ? Où est la beauté de l’engagement l’un pour l’autre, de l’abnégation et du plaisir donné à l’élu de son cœur, gratuitement et sans contrepartie nécessaire ? Est-ce cela que vous exécrez tant chère Deb Mat?

      Si une femme ou un homme n’est pas capable ou ne ressent pas le désir d’être là pour satisfaire les besoins sexuels de son conjoint, d’être fidèle et de lui vouer son corps exclusivement et pas à d’autres, et bien le mariage n’est peut être pas fait pour cette personne, non ?

      Il existe des femmes qui subissent des violences de la part de leurs maris pendant des mois voire des années, et cela est bien sûr inacceptable, et je suis bien conscient du fait qu’il peut être plus difficile qu’il n’en ait l’air de s’extirper de ce genre de situation pour divorcer (rassurez-vous j’imagine très bien comment un tel calvaire puisse durer des années). Mais il s’agit bien de violences conjugales, et c’est bien l’invention d’un nouveau délit que je dénonce ici, car cela risque d’engendrer des conséquences désastreuses sur le couple.

      Je le répète clairement, toute femme (ou homme) victime de violence conjugale doit être protégé(e) et le conjoint violent puni sévèrement par la loi. Mais en tant qu’auteur de violence conjugale, ni plus ni moins (je parle ici uniquement de couples mariés ou unis par un contrat légal).

      L’excès, la dérive verbale et l’hystérie ne mènent jamais à rien de bon. Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde, disait ce cher Camus. En minimisant de cette manière les viols abjects subis par des femmes de la part d’inconnus, c’est bien vous, chère madame, qui « passez sous silence » une réalité autrement plus horrible et cause de malheurs.

      Et que dire d’une femme mariée qui s’habille de manière affriolante, aguiche à tout va les autres hommes, se plait à exciter la gent masculine, dont son mari, mais refuse à ce dernier le coït dans une forme de sadisme jubilatoire destiné à lui donner la sensation grisante de dominer son malheureux conjoint? Il arrive un moment où, frustré et rabaissé au niveau de sous-être par une femme méprisante et cruelle, l’homme fasse usage de son « avantage naturel » afin de se libérer de cette douloureuse et avilissante frustration gratuite. Si une femme n’est pas prête à faire des efforts pour satisfaire son homme (et vice-versa), et ne cherche qu’un confort matériel sans amour ni tendresse, ni relation charnelle, cette personne n’a rien à faire d’un contrat de mariage. Ni même en couple je pense.

      Bien cordialement.

    • antimysandre le 18 novembre 2012 à 21 h 06 min

      elles se laissent tabasser et ne quittent pas immédiatement leur conjoint (faux argument : “pour les enfants”, ah oui ces femmes ignorent l’existence du divorce?), peut être qu’elles sont amoureuses du “bad boy” alors que tant de “good guys ” se retrouvent seuls (lisez Houellebecq madame). Moi je ne verserai pas une larme sur elles, à notre époque elles ont tous les moyens de mettre fin à ces situations -à moins que ce ne soit le mari qui fasse bouillir la marmite (on est “libérées” mais c’est toujours l’homme qui doit gagner sa vie pour le couple) et on a un poil dans la main -divorcéee, il faudrait que madame cherche un job-… comme l’a trés bien dit un autre internaute, beaucoup veulent “le beurre, l’argent du beurre et le frigo”…

  5. Pater le 18 juin 2011 à 16 h 25 min

    Exactement !
    Quant à l’autre aspect écoeurant de cette campagne finalement, c’est de faire passer une véritable victime d’un viol, par un inconnu, pour une victime moindre… Quelle civilisation !

    • Benjamin
      Benjamin W. le 19 juin 2011 à 17 h 00 min

      Cher Pater,

      C’est d’ailleurs bien contre cette banalisation du viol que je m’élève, et pour cette raison j’insiste sur l’usage des guillemets quand j’évoque le “viol conjugal”, réalité crue certes, mais d’un acabit et d’un degré de gravité tout autres.

  6. Pater le 18 juin 2011 à 12 h 25 min

    Votre analyse résume tout et identifie bien le problème que sous-tend cette campagne d’information nauséabonde : Un “mari” est potentiellement un criminel dans l’ombre de son mariage donc à l’asservir aux femmes de mauvaise foi pour le rendre pécunièrement rentable.
    Décidément, mieux vaut opter pour un contrat “sexuel” qu’un contrat de mariage galvaudé à la Républicaine… Les homosexuels et les zoophiles ne perdent rien à ne pas voir légiférer une telle arnaque !

    • Benjamin
      Benjamin W. le 18 juin 2011 à 14 h 56 min

      Cher Pater, merci pour votre réaction.

      Effectivement, la meilleure manière de faire vaciller ce pilier civilisationnel qu’est le couple hétérosexuel stable reste encore de vider de sa substance toute démarche d’engagement entre un homme et une femme.

      Cette dernière, au nom d’une vision éthérée de sa “liberté” et de son “émancipation” (“émancipation” qui pousse la chimère jusqu’à renier même ses attributs biologiques féminins irréductibles), pourrait ainsi contracter un mariage sans que celui-ci ne comporte de “devoirs” ou d’engagements, mais bien juste des droits -comme celui que vous citez à juste titre de traire les revenus du mari réduit au rôle passif de vache-à-lait et cocu de service.

      Dans ces conditions, si le mariage est évidé de son sens premier de permettre aux époux de permettre l’un à l’autre d’assouvir leurs besoins sexuels légitimement et sans l’irruption de féministes hirsutes ou de bien-pensants voyeuristes, ça va donner lieu à une négociation permanente: le mari qui rentre de son travail devra ensuite à chaque fois convaincre sa femme de “consentir” à coucher, contre rémunération peut être aussi pendant qu’on y est? Chéri pas de **** si tu ne me payes pas de vacances avec mes copines?

      On nage en plein délire! Le divorce, ça existe! Sinon, vouloir rester mariée à un homme tout en refusant le coït avec ce dernier, voilà bien une attitude non dénuée d’arrières-pensées lucratives…

      • Vilwix le 21 juin 2011 à 10 h 06 min

        Tout à fait d’accord.

        Les femmes veulent le beurre, l’argent du beurre et le frigo qui vient avec. Mais il ne faut pas trop leur en vouloir. Elles baignent dans une société où elles apparaissent comme les victimes perpétuelles et dans un système qui les met sur un piédestal.L’égalité des sexes ne signifie pas prise de pouvoir de l’un sur l’autre…

        • Benjamin
          Benjamin W. le 22 juin 2011 à 23 h 52 min

          Surtout quand cette égalité consiste à se déclarer irresponsable de tout et souhaiter agir avec outrance sans se soucier des conséquences de ses propres actes.

          Ce qui est tout de même bien cocasse quand on voit qu’il s’agissait alors pour beaucoup de femmes de sortir d’un statut relativement infantilisant de subordination (plus ou moins prégnante) à l’homme -qui était celui des femmes françaises jusqu’à la deuxième moitié du 20ème siècle…