Le prosélytisme d'Act-Up en classe

Quand les SVT se veulent homo-militantes…

2 juin 2011
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triangle au couleur de la gay pride avec dessins homosexuels et plurisexuelsExtrait presque authentique d’un manuel de SVT pour lycéens heureux: “Si dans un groupe social, il existe une très forte valorisation du couple exo-sanguin et une forte incestophobie, la probabilité est grande que la majorité des jeunes apprennent des scénarios exo-sanguins”.

Ca vous choquerait? On en est plus si loin pourtant (voir l’article plus bas)… La “préférence” sexuelle serait en effet totalement déconnectée de tout critère biologique et physiologique, selon  les programmes SVT de 1ère prévus pour la rentrée 2011.

Quand les profs de SVT à sacoche en cuir marron et lanières vintages se lassent de la dissection de blattes et decident de prendre d’assaut le terrain des sciences sociales, grisés par les 10 cm de hauteur sur leur estrade en parquet moisi, ça peut aller loin dans le relativisme militant.

Et de vouloir faire oublier que -sur le plan strictement physiologique, l’attirance charnelle est d’abord conditionnée par des contingences hormonales (testostérone en abondance chez les hommes, œstrogènes à foison chez les femmes) et physiques (faut vous faire un dessin mes cocos?).

Gay pride Paris 2009 hommes maquillés et déguisés en nonesVoilà que sous les oripeaux de la tolérance et de l’égalité incantatoire, le prosélytisme gay s’invite subrepticement dans nos manuels scolaires, et que les établissements scolaires ne disposant pas de distributeurs de Poppers ou de vaseline risquent bientôt d’être taxés “d’homophobie”.

Ah “l’homophobie”! Ce terme galvaudé et piégé qui s’est imposé dans le discours bien-pensant, amalgame (volontairement?) le refus de la normalisation symbolique de l’homosexualité d’un côté (refus du droit à l’adoption pour des “parents” de même sexe ou étant plus de deux par exemple), avec les comportements haineux et agressifs à l’égard des personnes homosexuelles de l’autre (ce qui bien sûr est abject).

Il y a pourtant tout un monde entre le droit (acquis) pour deux (ou trois, ou quatre…) personnes consentantes de faire ce qu’elles veulent (entre elles), et celui -plus douteux- d’imposer leur travers moral et leur pathologie à l’ensemble du corps social.

Voici l’article glâné sur Le Figaro.fr daté du 1er juin 2011, signé Marie-Estelle Pech (source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/06/01/01016-20110601ARTFIG00666-les-catholiques-mobilises-contre-les-manuels-de-biologie.php):

La direction de l’enseignement catholique s’inquiète de l’introduction en première de la «théorie du genre», contestant les différences homme-femme.

Après que les associations familiales catholiques ont envoyé une lettre à Luc Chatel et organisé une pétition de protestation, l’enseignement catholique s’alarme à son tour des nouveaux programmes de sciences de la vie et de la terre (SVT) en classe de première, applicables à partir de septembre 2011.

Son secrétaire général adjoint, Claude Berruer, a envoyé vendredi une lettre à l’ensemble des directeurs diocésains qui vont la transmettre aux chefs d’établissement de l’enseignement catholique pour les tenir « en alerte». C’est la partie concernant la sexualité humaine dans les programmes qui les inquiète. Le chapitre intitulé «devenir homme ou femme» fait «implicitement référence à la théorie du genre, qui privilégie le “genre” considéré comme une pure construction sociale, sur la différence sexuelle», est-il affirmé dans la lettre. «L’identité masculine ou féminine, selon cette théorie, n’est donc pas une donnée anthropologique mais une orientation.» Les manuels qui commencent à arriver dans les établissements exploitent, «selon des modalités diverses», cette partie du programme, affirment-ils. Le manuel Bordas indique ainsi: «Si dans un groupe social, il existe une très forte valorisation du couple hétérosexuel et une forte homophobie, la probabilité est grande que la majorité des jeunes apprennent des scénarios hétérosexuels.»

«On est loin de l’anthropologie chrétienne», commente-t-on au sein de l’enseignement catholique. Mahin Bailly, la responsable des éditions Bordas, reconnaît «une certaine maladresse dans l’élaboration d’un passage» mais insiste sur le fait que le livre est conforme aux programmes: «on nous demande d’évoquer l’influence du contexte sur le comportement sexuel. Il n’y a là rien de choquant», estime-t-elle, s’appuyant sur une étude sociologique évoquée ensuite par le manuel. À Hambourg, en 1970, dans les années de la révolution sexuelle, 18% des adolescents avaient ainsi des activités homosexuelles alors qu’en 1990, avec le sida et les changements culturels, ils n’étaient plus que 2%.

Les programmes font le point sur des connaissances scientifiques clairement établies pour le directeur de l’enseignement scolaire, Jean-Michel Blanquer. «Il ne s’agit pas de favoriser telle ou telle théorie sociologique particulière. S’il y a une extrapolation de certains manuels, ce n’est pas de la responsabilité du ministère. Les établissements et les professeurs sont libres dans leur choix d’ouvrages. Cela dit, le fait qu’il y ait une dimension biologique et sociale du sexe est établie depuis longtemps.»

Cette analyse n’est pas partagée par tous. Selon Claude Berruer, «on naît fille ou garçon, on n’est pas un être indifférencié sexuellement à la naissance. Ce n’est pas rendre service à des jeunes de leur dire que tous les possibles sont équivalents. Le choix des manuels n’est pas anodin. Nous recommandons de faire preuve de vigilance, sans pour autant dramatiser.»

Thibaud Collin, professeur de philosophie en classe préparatoire au lycée catholique Stanislas, et auteur d’essais sur ces questions, va plus loin: «La prime à l’indifférenciation sexuelle promeut en fait l’homosexualité. Ces théories sont une tête de pont pour un changement radical de société.» Autant d’assertions qui, pour Françoise Milewski, à l’origine du programme «genre» à Sciences Po (voir encadré ci-dessous) défendent un «point de vue rétrograde qui rejette tout ce qui n’est pas dans la norme de l’hétérosexualité».

L’enseignement catholique ne refuse pas le débat pour autant. La lettre envoyée aux directeurs diocésains indique que «la théorie du genre se diffuse dans notre environnement. Il est assurément indispensable d’ouvrir un débat avec les lycéens sur cette question, qui ne concerne pas que les enseignants de SVT.»

Pour ce faire, la lettre recommande aux équipes éducatives deux ouvrages, un document de l’épiscopat et un essai du philosophe Xavier Lacroix De chair et de parole. Soucieux de faire respecter sa spécificité depuis quelques années, l’enseignement catholique n’hésite pas à prendre position sur les sujets les plus délicats. Un document de 50 pages voté par le comité national de l’enseignement catholique à l’automne 2010 sur «l’éducation affective, relationnelle et sexuelle dans les établissements catholiques d’enseignement» mettait déjà «en garde» contre les théories du «genre».

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