Homo-Hollandicus

Une semaine en Bobollandie : l’enfumage continue, gauchement

4 décembre 2012
Par

La nouvelle fausse bonne idée de Najat Vallaud-Belkacem, SOS Homophobie tancé pour son manque de nuances, Duflot enfonce la porte dégondée de l’anticléricalisme et les semblants de débat autour du « mariage pour tous »

La monomanie sexiste de la ministre des Droits des femmes

L’amateurisme des fraiches recrues qui sévissent dans l’actuel gouvernement n’en finit pas de nous esbaudir.

Najat Vallaud-Belkacem, qu’on n’a plus envie de présenter

Des arguments dignes d’un Powerpoint de première année de licence de com’ en lieu et place de propositions réfléchies, c’est la marque de fabrique d’une Najat Vallaud-Belkacem qui, semble-t-il, n’a pour seul objectif que de faire parler d’elle. La volubile ministre n’en finit pas d’user jusqu’à la corde son obsessionnel filon de « l’égalité des sexes », babillant niaiseries et fadaises de collégienne donneuse de leçons (à tel point qu’un esprit chagrin viendrait à conjecturer que la seule raison expliquant sa présence à un tel poste soit à chercher dans la loi sur la parité, traduction politique de  « l’égalité des sexes » socialiste, pour laquelle elle ferait acte de reconnaissance).

NVB, qui se voyait déjà contraindre nos élèves de primaire à narrer les pratiques coïtales orientations sexuelles des auteurs ou personnages historiques dans leurs copies, a décidément tout un programme pour nos jeunes un peu trop vieux jeu à son goût. La ministre du relativisme sexuel des Droits des femmes –on appréciera d’ailleurs l’appellation sexiste de ce nouveau ministère sur mesure- appelle maintenant de ses vœux à « promouvoir les mêmes appétences chez les filles que chez les garçons pour éviter de restreindre leur champ des possibles » (source). Soit. Bientôt autant de femmes que d’hommes les pieds dans la boue sur les chantiers de construction, pourquoi pas. Quant à ce que les garçons soient encouragés à cultiver les mêmes appétences que les filles, niet.  L’idée sous-jacente, c’est bien plutôt d’ancrer une opposition frontale homme-femme. Cet avatar d’un certain « féminisme » passéiste, dont le but inavoué est la liquidation de la famille, n’a que faire de l’intérêt général (qui lui n’a pas de sexe).

D’ailleurs, le sexisme elle s’en tape comme de son premier tailleur de marque. Alors qu’elle se fendait cet été de la proposition la plus démagogique de la Vème République -voulant abolir la prostitution- sous prétexte de lutte contre le sexisme, ça ne la dérange pas du tout que la pornographie soit par contre à portée de clic de nos enfants. C’est bien en effet ce spectacle bestial sur Internet, aux effets dévastateurs sur la jeunesse (et pas seulement), qu’il serait plus urgent d’interdire.  Peut-être espère-t-elle que nos têtes blondes mettent le nez sur des séquences illustrant à quoi ressemblerait l’homosexualité des personnalités historiques étudiées en classe ?

Les phobies discriminatoires de SOS Homophobie

Injuriés et ridiculisés. Honnir les catholiques, c’est semble-t-il progressiste. Après le bon et le mauvais chasseur, les bonnes et les mauvaises phobies.

A grandes rasades de pédagogisme constructiviste, voilà ainsi comment une gauche mégalomane entend façonner au forceps la société selon l’idéal schizophrène du bobo à la fois asexué et obnubilé par ses pratiques génitales. Ce type d’enfumages lyriques à coup de grands mots lénifiants et de couplets pseudo-égalitaristes, drapés sous ses oripeaux humanistes, cache en fait un projet totalitaire qui n’accepte pas une autre pensée que la sienne.

SOS Homophobie, qui prêche intervient dans des établissements scolaires, n’a ainsi pas apprécié du tout s’être fait tancé pour son « manque d’équilibre » et son non-respect des principes « d’ouverture à tous sans discrimination », ce qui lui a valu la perte de son agrément (source). Quand on a forcément raison et que les autres ont forcément tort, on finit par développer des réflexes d’autocrate mauvais perdant : SOS homophobie «n’accepte pas» la décision du tribunal, qui «tombe au plus mal et semble donner raison aux homophobes».

Alors que le prosélytisme religieux n’a pas sa place dans l’école républicaine, le prosélytisme gay le plus zélé serait quant à lui acceptable ? Imagine-t-on un instant des associations cultuelles de prêtres, de rabbins ou d’imams « refuser » la décision d’un tribunal à les empêcher d’opérer en toute latitude une opération de conversion scolaire de masse ?

D’autant que la méthode peu glorieuse, qui consiste à se draper derrière l’homophobie comme paravent pour injurier le mode de vie c­atholique, non moins respectable que celui des adeptes de soirées orgiaques et arrosées, ne fait pas mine d’une grande tolérance vis-à-vis d’autrui.

L’Eglise Vert-ement orduriée

Floflot fait encore des vaguelettes (source)

Cette façon ordurière de sceller le débat à son avantage, en ridiculisant celui d’en face et en l’accusant de ses propres torts fascisants nous a été récemment illustrée de la plus basse manière par ces militantes des Femen. Comme s’il suffisait de provoquer l’esclandre en brandissant comme bouclier les mots « égalité » et « liberté » pour avoir le droit de moquer, seins à l’air et en toute vulgarité,  ceux qui ont fait le choix d’un mode de vie chaste. En quoi une certaine cathophobie, si facile à professer et demandant si peu d’efforts ou de courage, serait-elle plus acceptable que l’homophobie ?

C’est d’ailleurs avec cette même impatience désinformée, pétrie de soumission à l’air du temps, que Cécile Duflot a rudement interpelé l’Eglise, la mettant en demeure de placer à disposition des mal-logés ses bâtiments –ce qu’elle fait déjà depuis longtemps, sans le crier sur tous les clochers. L’écogauchiste perpétue cette tradition pleutre -et très EELV- d’enfoncer les portes ouvertes. Espérant faire assez de bruit pour masquer son incompétence, la voilà qui attaque l’Eglise -cible facile qui devrait tendre l’autre joue-, en se plaçant -sans contestation possible- dans la posture de la moralisatrice.

Il est vrai que selon la psychologie de cours de récré de notre jeuniste-cool-qui-veut-légaliser-la-fumette, il fallait punir ces boloss pour leurs réticences face au « mariage pour tous ». Zont pas été cools Jean-Vingt-Trois et ses potes. Et toc !

C’est joli la photo Benetton, mais à part ça vous êtes venus pour rien les gars…

Comme si la mascarade d’un faux débat qui ne trompe plus grand monde n’avait pas suffi à humilier les fidèles ce jeudi à l’assemblée. Les responsables des grandes religions ont ainsi disposé de maigres minutes chacun pour s’exprimer sur le sujet du mariage homosexuel. Quand on sait la profondeur qu’occupe ce sujet dans les religions monothéistes, et surtout quand on constate le nombre de fois que des associations groupusculaires militantes en faveur de la dissolution de la famille du « mariage pour tous » ont été conviées lors d’entretiens à rallonge, on réalise l’ampleur du mépris d’une gôche imbue d’elle-même qui ne cherche même plus à faire croire à un semblant de débat. Ici au moins, notre équipe gouvernante aura réussi le tour de force de faire réellement preuve d’égalitarisme : nos dignitaires religieux auront tous été ignorés équitablement.

Tags: , , , , , , , , ,

4 réponses à Une semaine en Bobollandie : l’enfumage continue, gauchement

  1. gonehilare le 9 décembre 2012 à 22 h 51 min

    Bien vu!

    Quand les «meneuses de claque» du cirque Zérault lâchent leur pompon pour le bâton ça devient furieusement comique…
    NP 51 (Normal Premier 51%, pas Pastis…) semble avoir autant de talent à maîtriser le moulin à c…….s de son harem que celui de ses collaboratrices.
    Mais y a t-il seulement un meneur de revue compétent dans ce Barnum ?

    • Benjamin
      Benjamin le 10 décembre 2012 à 10 h 18 min

      Vous avez joliment résumé la situation, et notamment la nature du rapport de force qui sévit au sein de cette équipe gouvernementale aussi fougueuse qu’incompétente.

      La métaphore du cirque n’est d’ailleurs pas galvaudée. Je vais même me risquer à un petit jeu de mot matinal tiens.

      Entre ces greluches qui ne manquent Pinder et autres (Z)avat(t)ars d’une idéologie dominante et trop sûre d’elle, que l’on ne s’y trompe pas: ceux que l’on veut dompter à coup de fouet, c’est bien nous, les citoyens récalcitrants.

  2. Moi-même le 9 décembre 2012 à 18 h 15 min

    Une belle description, à la fois fidèle et drôle, que nous propose l’auteur. Bravo pour ce bel article qui m’a fait sourire et en même temps me conforte dans le fait que je ne suis pas le seul à trouver le personnel de notre actuel gouvernement médiocre et dangereux.

    • Benjamin
      Benjamin le 9 décembre 2012 à 18 h 33 min

      Merci!

      Effectivement, non seulement vous n’êtes pas seul, mais -contrairement à ce qu’une certaine vulgate médiatique voudrait nous faire accroire- bien la majorité silencieuse et opprimée de ce pays.

      C’est d’ailleurs pour cette même raison que sur les sujets cruciaux engageant notre avenir, nous ne sommes pas consultés. Le référendum -droit garantit aux citoyens par la Constitution- ou toute autre mécanisme de démocratie directe risquerait de faire éclater au grand jour le poids réel de ceux -comme vous et moi- que l’on veut faire culpabiliser et taire à coups de terrorisme intellectuel.