Quand l'âme sœur est... sa propre sœur!

Qui se ressemble s’assemble: bientôt le mariage consanguin pour tous

28 février 2013
Par
Insémination artificielle

Papa, comment on fait un bébé?

Un homme qui épouse sa propre sœur, sans le savoir. Atlantico.fr, citant l’anglophone Slate.com, nous narre aujourd’hui une anecdote d’Outre-Manche qui fleure bon les lendemains cafardeux du “mariage pour tous” (voir plus bas).

Un fait divers en passe en effet de devenir banal, à mesure que vont se généraliser les inséminations par donneur de sperme anonyme. On objectera que de telles méthodes existent déjà pour les couples hétéros. Imaginer une femme ensemencée par un autre que son homme me choque aussi d’ailleurs -sorte d’infidélité planifiée à la limite du viol utérin, mais bon, passons. Statistiquement c’est bien avec les couples homosexuels, dont le choix même de l’incapacité à donner la vie en constitue un élément fondamental, que le besoin sera massif et systématique. Les probabilités d’en arriver là en grimperont d’autant.

Vaticinateur de malheur, j’entrevois déjà l’épisode II de la série. Bientôt, le géniteur X tombera amoureux de sa propre fille procréée anonymement. Oui bon je suis encore romantique là. En fait la réalité risque plutôt de ressembler à ça: papa-branlette saute sur jeunette sans père en boîte de nuit, alcoolisée et à l’affut d’un énième homme censé compenser l’absence d’amour paternel. La boucle est bouclée…

Ce qui nous permet de revenir à nos fraternels tourtereaux (malgré eux). Trouver sa moitié en sa demi-sœur: l’amour consanguin pour tous, c’est maintenant! Entre crochets, je vous laisse apprécier la voix off de votre serviteur.

C’est un cauchemar. Le témoignage est rapporté sur le blog de conseils du site anglophone de Slate. Un homme explique avoir découvert qu’il était marié avec sa sœur, après plusieurs années de mariage et trois enfants.

“Quand ma femme et moi nous sommes rencontrés à l’université, l’attirance fut immédiate et nous sommes rapidement devenus inséparables”, raconte-t-il. Leurs nombre de points communs était surprenant [“tu m’étonnes!”]. Ils se marièrent rapidement après leurs études et eurent trois enfants avant l’âge de 30 ans. Parmi leurs points commun : les époux sont tous les deux nés grâce à un donneur de sperme et une insémination artificielle et ont été élevés par des lesbiennes [“Alors comme ça vous croyez que tout les deux vous n’aviez pas de père mes cocos?”]. A sa majorité, la femme a entrepris des recherches pour retrouver son père biologique, “car elle pensait qu’on trompait nos enfants en n’essayant pas de savoir tout ce qu’on pouvait sur mon passé.”, raconte l’homme. Mais lui était moins curieux.

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6 réponses à Qui se ressemble s’assemble: bientôt le mariage consanguin pour tous

  1. Marcoroz le 5 avril 2013 à 11 h 03 min

    À quelqu’un qui écrivait qu’au nom de l’équité les homos doivent pouvoir se marier aussi, j’ai répondu qu’au nom de l’équité, il fallait que les salariés du privé et les professions libérales aient la sécurité d’emploi à vie, et qu’au nom de l’équité il fallait que les aveugles puissent conduire des voitures. Il m’a répondu que je comparais des choses qui n’ont rien à voir, comme un handicap physique et “un droit que rien n’empêche, sinon une formalité administrative” !

    • David le 6 avril 2013 à 10 h 37 min

      Bonjour,
      les pros MPT qui brandissent l’égalité sont dans l’erreur puisque la situation des homos est fondamentalement différente de celle des hétéros quant au coeur du débat : l’adoption plénière puis l’AMP (et autres GPA). Les situations sont différentes car le mariage, en France, emporte reconnaissance de la filiation. Les homos ne pouvant absolument pas enfanter naturellement, contrairement aux hétéros, il n’y a pas rupture d’égalité à réserver le mariage aux hétéros.

      Le cas de l’équité est encore plus “cruel” avec les pros MPT : le Larousse nous indique que l’équité est la “Qualité consistant à attribuer à chacun ce qui lui est dû par référence aux principes de la justice naturelle ; impartialité”. A chacun selon son mérite, ses capacités…..et, encore une fois, concernant la reconnaissance de la filiation, l’équité peut s’appliquer sans problème puisque les homos, incapables de procréer, pourraient obtenir une union civile et laisser le mariage aux hétéros. Chacun selon ses capacités sans faire croire à l’illusion de la capacité procréative des homos.

      En résumé, concernant le MPT : l’égalité n’a pas à s’appliquer (les situations sont trop différentes) alors que l’équité peut s’appliquer avec justice (un contrat différent quand les situations fondamentalement différentes l’exigent)

      • Benjamin
        Benjamin le 7 avril 2013 à 19 h 59 min

        Merci pour cet éclairage plein de bon sens.

        Effectivement, l’instrumentalisation des concepts d’égalité et d’équité fait fi de leurs historicité et sens profond, pour s’empêtrer dans une aporie sémantique.

        En ce qui concerne l’adoption et la procréation assistée, celles-ci viennent palier à des déficiences de situations qui auraient du dans leur cours normal permettre la procréation sans intervention extérieure (stérilité notamment). Cela n’est pas le cas dans le cadre de couples homosexuels.

        L’invocation du principe d’égalité est donc en effet ici absurde comme vous le soulignez, alors que le principe d’équité invoque une réponse adaptée à la différence de situation.

  2. Benjamin
    Benjamin le 17 mars 2013 à 18 h 45 min

    Un autre bel exemple de la réalité du mariage pour tous, ces enfants commandés, objets d’une société du désir: http://www.lalibre.be/actu/international/article/803691/un-bebe-deux-peres-et-quatre-meres.html

  3. David le 28 février 2013 à 23 h 37 min

    Bonsoir,
    Amusons-nous aussi à pousser ce principe d’égalité (égalitarisme) et de lutte contres les “discriminations” (différences) : ces “salops” d’hétéros abusent d’un privilège injuste qui leurs est octroyé par cette nature honnie : la capacité à enfanter “naturellement” et sans l’assistance d’un tiers.

    Vite, vite, vite : il faut corriger cette discrimination naturelle puisque tout est culture et que l’Homme (ou le Genre) maîtrise tous les aspects de sa destinée. Nous ne pouvons pas rendre fertiles les couples homos….que faire alors ?

    Solution logique : interdire la procréation naturelle (puisque tout est culturel) ou, à tout le moins, la soumettre à autorisation. Les hétéros seront ainsi logés à la même enseigne que les homos : il faudra, à tous, une intervention tierce pour “obtenir” un enfant.

    Certains pros MPT aiment à brandir le concept “d’adoption de l’enfant” : même conçu naturellement sans assistance médicale par un couple d’hétéros, un enfant doit être “adopté” par ses parents (lire : accepté, accueilli, non rejeté). Idée lumineuse qui leurs vient à l’esprit pour justifier le fait que les enfants n’appartiennent à personne et que ceux qui s’en font faire (PMA et GPA) sont aussi légitimes que ceux qui les font eux-mêmes.
    Mais les “pros” MTP veillent bien, ensuite, à refuser les conséquences de ce type de concept : si les géniteurs n’ont pas plus de droit que d’autres sur “leurs” enfants, pourquoi ne pas imaginer des couples payés pour créer des enfants qui s’échangeront ensuite sur un marché ? (après les marchandises, les capitaux, les salariés….les enfants circuleront selon les lois de l’offre et de la demande)….un certain animateur télé très célèbre a déjà fait ses emplettes il y a quelque temps (et il ne se manifeste pas, malgré les temps qui courent, pour exhiber son magnifique achat)
    Nos chers pros MPT seront ainsi voués à déplorer les effets dont ils chériront les causes (si tant est qu’ils puissent réfléchir à tout cela)

    • Benjamin
      Benjamin le 4 mars 2013 à 2 h 47 min

      Cher David,

      Certains extrémistes du relativisme sexuel sont tellement fâchés avec les faits et les données du réel qu’ils trouveront toujours les mots pour exprimer leur déni de réalité.

      À l’heure du tout médiatique, ce n’est pas tant la substance d’une idée qui compte, mais sa forme, hélas. C’est ainsi que la formule du “Mariage pour tous” est diaboliquement efficace. Elle vise à faire passer ses opposants pour d’affreux discriminateurs.

      S’ils ne brillent qu’au combat des slogans, les promoteurs du Mariage pour tous en revanche semblent être bien effrayés par la perspective d’un vrai débat national sanctionné par un référendum. C’est bien sur ce point là qu’à l’instar de millions de mes concitoyens, je suis écœuré.

      Libre à tout un chacun de penser que l’institution traditionnelle du couple ou de la famille soit néfaste et que son abolition soit souhaitable. Peut-être ont-ils raison, peut-être avons-nous tort. Mais quand il s’agit d’imposer un point de vue minoritaire, et qui vient bouleverser des millénaires de civilisation, en refusant tout débat et tout choix démocratique, là il y a de quoi se révulser.

      Le “Mariage pour tous” va marchandiser un peu plus notre société déjà bien en manque de profondeur humaine. Les enfants, donc notre avenir, en seront les premières victimes. Au nom d’une politique à courte vue.

      Si ses promoteurs étaient si convaincus du bien-fondé de ce projet, ils le soumettraient à référendum. Cela serait pour eux l’occasion d’argumenter avec raison et conviction, et non pas d’arriver à leur fin par le truchement d’anathèmes et d’insultes.

      Promis, je m’inclinerai si le peuple français accepte souverainement cette loi. Mais à l’heure actuelle, celui-ci n’en veut pas, et pour cause.