Morceau choisi: la "France Orange mécanique"

Entre le marteau merdiatique et l’enclume taubiresque

21 février 2013
Par

60% des détenus qui récidivent une fois leur courte peine abrogée ou purgée. Ou encore: 200 viols recensés chaque jour en France.

Une ministre de la Justice qui voudrait supprimer ou raccourcir l’emprisonnement des criminels. Et ce matin, une belle illustration de sa lubie: deux policiers écrabouillés par un chauffard multi-récidiviste.

Une caste médiatique de journaleux prétentieux et méprisants, pour lesquels les trop nombreuses victimes ne seraient en fait que d’odieux fascistes.

Votre serviteur vous recommande cette interview éclairante de l’auteur de La France Orange mécanique, réponse bien mise aux “bots-journalistes” de Médiapart:

Mohamed Douhane, commandant de police et auditeur en sécurité (France Inter, ce jeudi) : « Qu’ils soient de droite ou de gauche, les policiers confirment que La France orange mécanique est la réalité qu’ils constatent sur le terrain. »

Constatant que mon livre, La France orange mécanique, rencontrait un grand succès sans son autorisation, Médiapart, qui comme nombre de ses confrères misait tout sur la stratégie du silence, a décidé de passer au plan B : vomir sur le livre, à gros débit.

Il leur a fallu dix pages. À leur place, j’aurais économisé mon temps et résumé l’affaire en trois phrases.

1. Les victimes on s’en fout.
2. La réalité n’existe pas.
3. Bouquin de fasciste.

Mais Médiapart doit justifier l’euro demandé à ses lecteurs. Ils ont donc mandaté une journaliste ultra-objective (pas ce qui manque chez eux) pour tenter de nier une réalité qui doit rester médiaparto-compatible. Elle s’appelle Louise Fessard. C’est un individu a priori normal, doué de raisonnement. Mais entendons-nous bien : sa pensée ne lui appartient pas. Elle ne dit que ce que le parti a toujours dit. Plenel lui-même aurait dit exactement la même chose.

Si ça parle aux geeks : ces gens sont des bots. Et le programme ne date pas d’hier, il est farci de bugs. D’emblée, le bot, dépourvu d’empathie, se montre maladroit. Les victimes seront ainsi ravies d’apprendre qu’elles sont un « délire », que leurs agressions sont considérées comme un « bêtisier », en gros que leur histoire a bien fait rire les bots-journalistes de Médiapart, pour qui il n’y a que les conférences de consensus qui comptent.

Sans doute les bots ont-ils raison : je ne suis pas habitué, je me suis trompé de souffrance, trompé d’empathie, trompé de spécialistes. J’avais grand besoin de cette interminable liturgie techno-sociologique pour me convaincre qu’il fallait rire de ces victimes et de leurs agressions, et surtout pour convaincre le salaud qui me lit qu’il en est bien un, et pas le dernier.

Saint Edwy, priez pour moi.
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